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Bisous : le meilleur du pire

Bec, bécot, bisou, pelle, galoche, patin… Le baiser compte de très nombreuses appellations. La manière d’embrasser l’être aimé est même passée au rang d’art : le french kiss (ou « baiser à la française ») est (re)connu dans le monde entier. Mais à côté des langoureux baisers de cinéma dont on rêve tous, il y a la triste réalité des baisers qui virent au cauchemar…

les différentes manières d'embrasser
« Tu verras, c’est naturel, ça viendra tout seul » : voilà ce qu’on vous a répondu quand, plus jeune, vous avez demandé à quelqu’un de plus expérimenté comment ça faisait d’embrasser sur la bouche. Parce qu’avant de faire le grand saut, on se pose des milliers de questions : de quel côté faut-il se pencher ? Comment vais-je respirer ? A quelle vitesse faut-il tourner sa langue ? Et malheureusement, au risque de décevoir les non-initiés, il n’existe pas de mode d’emploi universel du baiser. Il va falloir y aller au feeling. Ce qui vaut à chacun de développer sa propre technique, avec plus ou moins de succès parfois. Petit aperçu de ce qu’on trouve de pire en matière de bisou…

Le bisou « piou-piou » : certaines personnes n’aiment pas les baisers pleins de langue. Alors, pour y remédier, elles adoptent une technique toute particulière : la bouche serrée comme un cul de poule, elles enchainent les petits bisous secs et pointus sur la bouche de leur partenaire. Comme une poulette qui picore du grain. Potentiel érotique : nul.

Le bisou « détartrage » : vous avez oublié de prendre rendez-vous chez le dentiste pour votre détartrage ? Plus besoin d’y aller : certaines personnes ont une technique bien à elles qui vous permettent de ressortir d’un baiser avec des dents propres comme si elles avaient été karchérisées ! Un peu comme si elles passaient la serpillière dans votre bouche avec leur langue : « et surtout, on n’oublie pas de passer PARTOUT et de bien frotter dans les coins les plus difficiles d’accès ». Le pire : l’option nettoyage de glotte.

Le bisou « machine à laver » : certes, quand on fait un french kiss, la langue doit bouger un minimum. Parce que le côté limace morte dans la bouche, ce n’est pas très ragoûtant. Mais certains pensent que ce mouvement de la langue doit être le même que celui d’une machine à laver programmée sur la fonction « essorage – 6000 tours minutes ». Epuisant sur le plan physique et dangereux pour la langue : allez donc expliquer à votre examinateur de l’oral du bac que vous vous êtes foulé la chiffe en galochant votre copine…

Le bisou « mouillé » : saliver, c’est normal. En moyenne, on produit un demi-litre de salive par jour. Soit environ 0,6 millilitres pour un baiser de 2 minutes. Alors pourquoi parfois, on a l’impression que celui qui a sa langue dans notre bouche produit son demi-litre de salive en quelques secondes ? Et le pire, c’est quand il va falloir déglutir pour avaler tout ça : parce que difficile d’expliquer pourquoi on a besoin de cracher après une grosse galoche…

Le bisou « parfumé » : déjà, en vous approchant, vous avez tout de suite senti le petit fumet annonciateur d’une surprise gustative : c’est sûr, Monsieur a mangé des escargots avant de vous rejoindre. Et vous en aurez la confirmation au moment du bisou : après l’odeur, le goût. Particulièrement désagréable, surtout si vous n’avez pas mangé la même chose. Marche aussi avec l’ail ou le livarot…

Le bisou « aspirateur » : normalement, pas besoin d’aspirer quand on s’embrasse. Mais certains semblent beaucoup aimer attraper la lèvre du bas et l’aspirer goulument comme s’ils mangeaient des spaghettis. Z’ont dû voir ça dans un porno, parce que sinon, je ne vois pas… Et après cette douloureuse épreuve, l’embrasseur aspiré aura la joie de découvrir sa lèvre rouge et gonflée pendant de longues heures, ce qui lui vaudra de nombreuse questions : « bah alors, tu t’es pris un coup de poing ? » – « Non, j’ai juste passé la soirée avec ma copine ». Ah, nice.

Et vous, votre pire expérience de baiser, c’était comment ?

Mado

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