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Fête de famille : l’enfer du célibataire

Mariages, anniversaires, repas de Noël et autres cousinades sont autant d’occasions de retrouver ses proches et de partager de beaux moments avec eux. Sauf pour le célibataire. Car affronter sa famille quand on est single n’est pas toujours une mince affaire…

repas de famille, l'enfer du célibataire
« Alors, toujours célibataire ? » : voilà l’inévitable question tant redoutée des célibataires qui participent à une fête de famille. Car les événements familiaux restent des moments ponctuels qui permettent de faire le point sur la vie de chacun : les fiançailles de la cousine Machine, un neveu qui se marie, une sœur qui annonce l’arrivée d’un troisième enfant… Au MacDo, on vous accueille « tel que vous êtes » : et bien en famille, vous pouvez être tel que vous êtes, tant que vous correspondez au schéma. Dans les fêtes de famille, on ne parle pas vraiment des choses tristes : maladies graves et divorces sont mis de côté au profit des événements heureux. Sauf pour le célibataire.

Il semblerait que le fait de trouver l’amour et d’avoir des enfants soit une priorité pour le reste de la famille : à peine avez-vous passé la barre fatidique des 25 ans (voire des 18 ans dans certains cas) que tout le monde s’inquiète de votre célibat. Comme si la survie de la lignée en dépendait. Les choses se mettent en place subtilement d’abord : les vieilles tantes commencent par vous poser de petites questions, « alors, pas de chéri ? », qui deviennent de plus en plus pressantes et indiscrètes (« bah alors, ta sœur en est déjà au 3ème : ça ne te donne pas envie ? tic tac tic tac…. »).

Rapidement, le célibataire devient le centre de toutes les attentions. Le moindre repas familial devient un conseil de famille au cours duquel chacun y va de son avis : si vous êtes célibataire, c’est parce que vous êtes trop égoïste / trop timide / trop extravertie / trop carriériste… ou pire, trop grosse / trop masculine / pas assez apprêtée. Parce que forcément, si vous êtes seule, c’est de votre faute. Votre grand-mère vous rappellera qu’« on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre » et votre cousine se portera volontaire pour vous emmener faire un relooking complet (quand vous voyez son look de cagole, personnellement, vous vous préférez vraiment telle que vous êtes…). Voilà voilà…

Alors comment réagir face à ces agressions ? Certains décident de fuir ces réunions familiales et de se limiter au strict minimum : le repas de Noël, point barre. Tout le monde leur reprochera alors de ne pas être présents, d’être égoïstes (encore !), sans imaginer une seule seconde que ce harcèlement familial constant est tout simplement insupportable.

D’autres choisiront de subir, d’écouter les conseils (même les moins avisés) et de supporter sans moufter ces déjeuners interminables en se disant que ça va passer. Et puis il y a ceux qui choisissent l’attaque frontale. Ceux qui refusent de se victimiser. Ceux qui répondent. Comment ? A l’aide de phrases chocs, un peu assassines, parfois méchantes et piquantes. Du même niveau que celles qu’ils ont supportées pendant si longtemps : « Non, je ne veux pas d’enfants : quand je vois ceux de ma cousine, franchement, je bénis l’invention de la pilule », « non, je n’ai pas de chéri : mais au moins, moi, je baise. Ce qui n’est visiblement plus ton cas depuis longtemps bien que tu sois mariée depuis 30 ans ». Et bam, dans ta face tata Fernande. Vu qu’ils pensent déjà tous que vous avez plein de défauts, autant leur donner raison, hein ?

M.P

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